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L’Internationale des Nains de jardin

par Guy Ciancia le 24 septembre 2012

Chant culotté des hauts nanistes roubaignots, au soir de la prise de La Piscine, le 32 Mars de l’an II.

Trois cents personnes chantent avec moi et dansent, le 11 mars 2006, à la maison Folie Wazemmes.

Les paroles

Debout ! Les nabots de la terre

Debout ! Les minus des jardins

Nains des bordur’s et des lisières,

Nous ne sommes tout, soyons rien

Des grincheux, faisons barbe rase

Et des simplets lalaïtou.

La grandeur changera de face

Quand l’infime deviendra tout !

Refrain

C’est la lutte finale

Groupons-nous car deux nains,

Toute chose éga-a-ale

C’est deux fois plus que rien (bis).

(Et deux fois plus que rien c’est beaucoup mieux que pas grand-chose)

Des pelouses de Babylone

Jusqu’aux potagers de l’Alma

Les nains payent de leur personne

Les caprices du climat

La pluie taraude leur silhouette

Et le vent use leurs rondeurs.

Jour après jour leurs corps s’émiettent

Ou fond’nt comme au soleil le beurre

(Refrain)

Avec le géant Degeyter.© Jean Polet

La croissance ne porte ombrage

À ceux qui viv’nt au ras du sol.

Ils font parti(e) du paysage,

Du détail, de la bricole.

La déco, voilà leur carrière.

L’ornement, c’est leur destinée,

L’apparence, sans rien derrière :

Etre nain, ce n’est qu’exister !

(Refrain)

La multitude souveraine

Gavée d’hypers et de gigas

Anime les passions malsaines

Et divise les nains du bas

Il n’est d’ordre que minuscule

Il n’est de génie qu’exigu

Faisons place à la raison nulle

Le moins est ce qui manqu’ le plus

(Refrain)

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