Skip to content

De porte à porte

par Guy Ciancia le 17 novembre 2012

Novembre à Paris : clin d’oeil à Prévert et Kozma.

Je me souviens qu’un des aides-jardiniers m’a demandé un jour si je connaissais celui qui avait écrit : “Les feuilles mortes se ramassent à la pelle” ; il n’a qu’à essayer, disait-il, les feuilles mortes, ça se ramasse à la fourche !

Rue Gazan — François Caradec
Histoires littéraires No 43 — 2010

De porte à porte

On connaît la chanson, porte de Charenton
De Prévert et Kosma, porte des Lilas
Ell’ nous ressemblait tant à la port’ d’Orléans
Il n’y a plus d’après, porte d’Aubervilliers
Et mortes sont les feuilles à la porte d’Auteuil
Qui s’ ramass’nt à la pelle, porte de La Chapelle
Je t’aimais, tu m’aimais, porte de Saint-Mandé
Il n’y a plus d’amour, porte de Clignancourt…

De porte à porte
Instants périphériques
Dérive en sens oblique
D’improbables transports
Aller-retour
D’une urbaine croisière
Parcours, itinéraires
Terminus sans amour

Tu as perdu la tête, porte de la Villette
Et quand j’ai pris ta main, porte de Saint-Ouen
Nos cœurs battaient si fort, porte de Molitor
On savait qu’on s’aimait, porte de Bagnolet
T’as eu la drôle d’idée, porte de Champerret
De prendre le taxi, porte de Clichy
Et encore l’autobus à la port’ de Picpus
J’entends toujours ta voix, porte de Courbevoie

Sans changement
Sans aucune importance
Pour brouiller la distance
Entre les sentiments
Banlieues, faubourgs
Les villes n’ont pas d’âge
Le chagrin sans visage
S’épuise en vains détours
Le vent nous a poussés, porte de Bagnolet

La pluie nous a transis, porte de Chantilly
Souviens toi des nuits d’août, porte de Saint-Cloud
Et des soirées d’hiver à la porte d’Asnières
On connaît la chanson, porte de Charenton
De Prévert et Kosma, porte des Lilas
Ell’ nous ressemblait tant à la port’ d’Orléans
Il n’y a plus d’après, porte d’Aubervilliers

Et mortes sont les feuilles
À la porte d’Auteuil
Qui s’ramass’nt à la pelle
Porte de La Chapelle
Je t’aimais, tu m’aimais
Porte de Saint-Mandé
Il n’y a plus d’amour
Porte de Clignancourt

Guy Ciancia (paroles et musique — 2009)

Pas encore de commentaires

Répondre

Note : le XHTML est autorisé. Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

S'abonner à ces commentaires via RSS