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26 Mar 16

Le Retour des nains de jardin

par Guy Ciancia

En cette année 2016,  à Roubaix, le 32 mars tombe le 2 avril.

– En 2006, je transformai L’Internationale (composée par Pierre Degeyter) en  Internationale des nains de jardin (paroles ici). À seules fins de rappeler que cet hymne révolutionnaire avait été chanté pour la première fois en 1888 à Lille. Et pour le plaisir des nanophiles roubaisiens, de plus en plus nombreux, au rassemblement picaresque du 32 mars. Le 11 mars, la chorale du Grand Bazar de Wazemmes m’avait accompagné lors de la répétition de cette nouvelle version.

– Le 32 mars 2007, nous avons chanté une Brabançonne des nains de jardin aux paroles relookées. Mais aussi, la même année, en compagnie des duettistes helvètes Plonck et Replonck, La Raurassienne des nains de jardin, adaptation libre de l’hymne de leur canton de La Chaux-de-Fond.
– En 2008, ce fut la Chanson du Décervelage des nains de jardin (paroles ici) que j’interprétai accompagné par Gérard Buisine, à Paris, devant un public de pataphysiciens. La mélodie est celle de La Valse des Pruneaux de Charles Pourny.
– En 2009, les nains de jardin désertaient sur l’air bien connu de Boris Vian. Avec l’accord de Madame Ursula Vian.
– En 2010, La marche des nains de jardin parodiait L’Hymne des Palotins, un autre classique du Collège de ‘Pataphysique. Mais Didier Lejeune vivait à Dieulefit. Pas de 32 mars à Roubaix jusqu’à…

– Cette année 2016 où ce sera un blues intitulé P’louses des Nains de jardin.

Une grande partie de ces hymnes sera interprétée à la librairie «  Autour des mots », place de la Gare, à la fin du défilé, vers 19 heures.

Je profiterai de mon passage dans cet endroit sympathique pour dédicacer mon livre  Lille en Mai, Chroniques anarchistes, éditions Passez Muscade, 2015.

5 Fév 16

Julien Torma et Philippe Merlen à Lille

par Guy Ciancia

En 2012 quelques pataphysiciens, oulipiens et citoyens avertis ont adressé une lettre à la commission de dénominations des rues de Lille. Ils souhaitaient qu’une voie, un square, une place ou un édifice public honorent la mémoire « d’un des plus grands pataphysiciens du siècle », Julien Torma. Il leur fut répondu qu’on y penserait. Presque quatre ans plus tard, le plan urbanistique de la MEL (métropole européenne de Lille) se déploie au-delà des boulevards périphériques. Entre le stade Pierre Mauroy, extramuros, et le centre historique de la ville, l’architecture nouvelle dessine déjà l’avancée de nouvelles zones résidentielles. Qui laissent courir des rues nouvelles bientôt dédiées à de grands hommes ignorés… Plus que jamais, il devenait nécessaire de rappeler aux Lillois « les gestes et opinions » de Torma qui s’arrêta plusieurs fois à Lille autour des années 1930. En particulier dans le quartier Saint-Sauveur. Le Régent de Nautique épigéenne, Bastiaan van der Velden, dans un article récent, s’y est fort opportunément employé1

Des bains de Lille au Bordelamer (ou inversement). Entre taylorisme et hygiénisme, la nécessité des bains corporels s’était généralement fait sentir depuis plus d’un demi-siècle. La ville de Lille comptait, dès 1920, une dizaine d’établissements de bains. C’est dire qu’il est difficile, a priori, de préciser le lieu de la rencontre en mars 1932 de Julien Torma et de Philippe Merlen2. Lequel était alors étudiant hypokhâgneux au lycée Faidherbe.

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9 Déc 15

Wazemmes sur des notes de Jean Corti

par Guy Ciancia

Jean Corti fut l’accordéoniste de Brel, Barbara, des Têtes raides… Mais aussi le contrebassiste de Brassens à ses débuts. Il est mort le 25 novembre dernier. Sa musique a résonné, à Lille, trois jours plus tard, dans les murs de La Barraca Zem. Plus familiers des percussions du forro que des rythmes musette : métissage de plaisirs ordinaires qui ne dissipent pas la nostalgie de rues privées de sens.

Il fut un temps, en effet, où ma rue vivait à l’écart des secousses sismiques. Depuis que Wazemmes est devenu l’épicentre lillois de la révolution/renaissance culturelle, il y devient difficile d’échapper aux différentes modes et lubies de ce début de siècle. Le cosmopolitisme virtuel s’affiche au prix de la monnaie courante. C’est donc sans état d’âme que je me suis installé rue d’Anvers, le 28 novembre 2015, à La Barraca Zem. Pour un concert initialement programmé le 14 mars.

"Laisse aller, c'est une valse"

J’avais prévu la projection d’une courte vidéo qui datait de 1989 et qui donnait à voir quelques rues de Wazemmes. Un Wazemmes insalubre, aux maisons murées, bicoques à ciel ouvert et barbouillées de graffitis non estampillés « street art ».

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25 Sep 15

Chansons post-Oulipo

par Guy Ciancia

Pochette du vinyle chant du Monde

La Java du kangourou

Il y a plusieurs façons d’écrire une chanson. Vous pourrez les découvrir lors de stages onéreux expressément conçus pour les gens qui souhaitent apprendre à composer des chansons.

Je me bornerai ici, à vous refiler un exemple qui ne peut pas s’ériger en méthode mais qui peut distraire quiconque attend l’inspiration depuis un certain temps.

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25 Sep 15

Concert du vendredi saint

par Guy Ciancia

Le vendredi 3 avril dernier, lors de la soirée consacrée à la chanson francophone organisée par Radio-Campus Lille, j’ai interprété une quinzaine de chansons.

J’étais accompagné par un ensemble de musiciens assez inhabituel : Alain Bugelli à la clarinette, Théo Demarcq aux percussions et à la batterie, Eric Legrand à la guitare et Erich Pralat à la contrebasse.

En voici deux extraits. « La rue du Jambon », dans une nouvelle version, sur une composition de Eric Legrand. On peut lire l’histoire de cette rue en cliquant ici.

Et aussi « La chasse aux chansons » (paroles ci-dessous).

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